Notre engagement

Sommaire

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Animation stages

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Projet

« Rien d’essentiel ne sera fait si on ne se laisse pas convoquer par l’autre » J. Derrida

Les symptômes que les personnes en difficultés psychosociales donnent à voir et à entendre, comme autant de signes d’une souffrance «psychique» du point de vue du sujet, peuvent tout autant être qualifiés de souffrance sociale.

La diversité de ces manifestations cliniques, souvent diffuse, se déploie à partir de problématiques sociales très concrètes, comme un divorce, la violence, la perte ou le non accès à l’emploi, à la formation, au logement, aux loisirs, aux structures d’aide sociale ou de soins, aux difficultés à communiquer au sein de sa famille, aux devoirs de parentalité. En fonction notamment de leur histoire de leur culture d’origine, de leur niveau d’étude, «le mal-être» touche différemment les personnes qui y sont exposées. Elle peut aussi avoir, aux détours de conditions familiales particulières ou trajectoires individuelles, des conséquences plus ou moins graves, tant sur le plan psychique que socio-économique.

Le projet d’Alliance Pays d’Arles a trouvé sa place dans une logique conjuguant une clinique au cœur du social, des compétences nourries d’une connaissance théorique indispensable des processus familiaux ou de perte de contrôle des sujets et d’une éthique de partage et de solidarité.
Le cadre des missions Alliance PA, défini comme «filet institutionnel» (F. Tosquelle – psychiatre) ou comme «fonction contenante» (P. Delon ), s’élabore en prenant en compte la structuration interne du sujet qui se complète d’une structuration externe, incluant la famille, d’un côté et l’espace social et collectif de l’autre. C’est lorsqu’un de ces deux axes défaille et se délie que le mal-être, voire le(s) symptôme(s), apparaissent de façon dominante.

Les missions d’Alliance Pays d’Arles développent la spécificité clinique de la souffrance en prenant en considération le mode d’intervention, l’adresse et les repères possibles pour les sujets les plus graves.

– Une éthique de l’intervention

A partir d’un espace commun, qu’il soit mis en œuvre au sein même de l’association ou hors les murs, l’équipe d’Alliance PA conduit ses missions à l’adresse d’un public en situation de fragilité sociale dans une praxis et un mouvement qui associent d’évidence les sujets comme les partenaires.
L’éthique d’Alliance se fonde fortement sur le respect et la place de chacun, conjugués dans l’interdisciplinarité. L’intervention clinique suppose d’agencer des savoir-faire et des savoir-être convergeant dans une même direction : ‘être présent à l’autre, pour l’autre’, dans la cohérence.

– Les moyens d’intervention

Au fil du temps, les professionnels d’Alliance PA ont œuvré à instituer un projet de soutien et d’accompagnement spécifique auprès de personnes exprimant une souffrance psychique fortement liée à une situation de couple et/ou familiale en souffrance. En associant l’écoute, le travail artistique comme média d’insertion et celui de médiation sociale avec un large réseau de partenaires, il s’agit d’inscrire dans les pratiques quotidiennes d’Alliance PA, la nécessité d’une compétence visant à optimiser la dimension d’autonomie de chacun des sujets engagés dans un processus de changement. En accueillant la personne avec son vécu de souffrance, souvent invalidant, chaque professionnel pose un cadre d’intervention qui permet d’évaluer et d’accompagner la capacité du sujet à prendre conscience des freins qui jusqu’alors l’ont empêché dans la prise en compte de ses problèmes de santé et d’accès à une démarche d’insertion solide et durable.

Introduction

Notre installation sur le territoire est effective et reconnue et notre motivation et dynamisme s’en trouvent confortés.

Alliance Pays d’Arles s’est fortement impliquée dans la constitution, l’animation et la coordination de réseaux interprofessionnels concernant la prise en charge des violences conjugales à Arles et sur le territoire des Bouches du Rhône, mais aussi sur la région Provence Alpes Côtes d’Azur, au sein desquels est née la nécessité de construire un dispositif de prise en charge des auteurs. Il s’est développé à Alliance PA, depuis 2009, sur le mode de suivis individuels assurés par des psychologues cliniciens et de groupes de parole thérapeutiques hebdomadaires.

Depuis 2012, nous proposions également un suivi aux enfants dont la famille a vécu des violences conjugales.

Nous proposons également des formations et informations auprès des professionnels (Réseau parentalité, assistantes sociales, Gendarmerie, Police, personnels accueillants, magistrats, éducateurs en foyers), à la complexité de la violence conjugale, comme les problématiques du système familial ou la parentalité dernièrement.

Nous avons été sollicités par le TGI de Marseille, pour animer une cession de réflexion de stages, sur les comportements violents non graves et non récurrents. Ainsi que par le TGI de Tarascon pour créer une alternative dans le cadre de la parentalité et des comportements violents.

Nous avons également développé des actions éducatives en partenariat avec les PRE Programmes de réussite éducative et l’Éducation Nationale sur les collèges de la ville d’Arles. Nous avons une approche globale des problématiques d’enfants identifiés vulnérables dans leur famille et dans le cadre scolaire débouchant sur un suivi sous forme d’actions et d’ateliers spécifiques.

La qualité du travail d’accompagnement psychologique et de guidance est confortée par des réunions hebdomadaires d’échanges et d’analyses des situations complexes, et supervisée par un psychologue clinicien.

Engagements

L’association Alliance Pays d’Arles, lieu d’accueil et de prise en charge psychologique axé plus précisément sur la famille et le couple, mais aussi pour tout comportement individuel ou collectif en souffrance psychique.

Un centre de prise en charge, de Formation et de Prévention :

Clinique du lien conjugal
Les questions de violences conjugales ne sauraient être résumées par des oppositions simples : masculin et féminin, actif et passif, force et fragilité, pouvoir et soumission.
Les comportements violents se nourrissent autant de l’actualité de difficultés affectives, matérielles et sociales que rencontre chaque sujet que de leur histoire la plus intime. Dans cette manière de nouer des liens avec l’autre, victimes et auteurs interrogent des éléments manquants de leur propre histoire.

Clinique du lien familial
Notre équipe qualifiée et pluridisciplinaire comprend des psychologues cliniciens, psychothérapeutes, consultants psychologues, psychiatres et éducateurs spécialisés. Nous sommes confrontés à un double problème de délinquance et de santé publique.
Nous travaillons avec un relai réseau local entre les professionnels et partenaires (Commune, Région, Centre Hospitalier, CMP, CCAS, Associations (PRE, SOS Femmes, Maison des adolescents…) SPIP, Gendarmerie, Police, Tribunal, Éducation Nationale.

Alliance Pays d’Arles fonde ses actions sur les principes et règles contenus dans

  • Le Déclaration Universelle des Droits de l’Homme,
  • La Charte Européenne des Droits fondamentaux,
  • Les Constitutions de 1946 et 1958 et les traités européens
  • La charte de prise en charge de la FNACAV Fédération Nationale des Associations et des centres de prise en charge d’auteurs de Violences conjugales et familiales

Cet ancrage permet de faire remonter aux pouvoirs publics les éléments d’analyse issus de nos actions, d’intervenir de manière transversale et globale sur l’ensemble des problématiques rencontrées au sein de la famille et enfin d’analyser toute problématique sociale par le genre pour développer des actions spécifiques susceptibles de réduire les inégalités entre les hommes et les femmes, mais aussi sur les souffrances familiales et/ou individuelles dans le système familial.

Nous nous engageons donc à :

Une prise en charge globale des situations
Une information et un accompagnement psychologiques confidentiels et professionnels
Une neutralité politique et confessionnelle
Alliance s’adresse à chacun indifféremment de l’âge, de l’origine sociale, culturelle ou de l’orientation sexuelle
Participation d’ALLIANCE PARIS FNACAV
Journées rencontres avril et novembre – Cycle de formation suivi dans le lutte des VC

Territoire d’intervention d’Alliance Pays d’Arles

Origines géographiques du public d’Alliance pays d’Arles

Inspiration

L’accueil d’une personne par Alliance Pays d’Arles implique le respect de certains engagements auxquels le sujet doit souscrire pour établir un ordre propre d’adhésion au projet et donner du sens à sa présence.

A partir de ce postulat de sens, l’équipe d’Alliance pa propose, dans sa mission généraliste, quatre orientations :

Évaluer les problèmes de santé qui freinent les démarches sociales et professionnelles des personnes et proposer une écoute qui prend en compte le mal-être, la souffrance psychique et ses manifestations,
– Assurer un soutien psycho-social, une réorientation vers les services de soins adaptés si nécessaire, tout en mobilisant les ressources propres de la personne en l’aidant à développer ses compétences pour la construction d’un projet réaliste prévenant une mise en échec,
– Accompagner le sujet en situation vulnérable et plus particulièrement lorsqu’il est atteint d’une pathologie lourde (physique et psychologique) en favorisant son adhésion à des séances de psychothérapie
– Dynamiser un suivi psychologique en lien avec une démarche de reconnaissance de la souffrance.

Comment agissons-nous ?

Département de Lutte contre les violences faites aux femmes
Stage de responsabilisation des auteurs de violences faites aux femmes

Violences conjugales

Clinique du lien conjugal
Les questions soulevées par les violences conjugales ne sauraient être résumées par des oppositions simples : masculin et féminin, actif  et passif, force et fragilité, pouvoir et soumission.
Les comportements violents se nourrissent des difficultés affectives, matérielles et sociales que rencontre chaque sujet dans son histoire la plus intime. Dans la manière de nouer des liens avec l’autre, victimes et auteurs interrogent des éléments manquants de leur propre histoire. La prise en charge psychologique proposée à l’auteur vise d’abord à retisser des liens en groupe. Par le jeu de miroir, d’écoute et d’identification, il pourra commencer à se questionner plus intimement sur ses actes de violence et la souffrance qui les fonde. Pour l’auteur, l’insuffisance de la structuration du masculin ou une incapacité à voir l’autre autrement que comme la projection d’un objet mauvais peuvent alimenter son désir de contrôle, d’emprise sinon de destruction du lien conjugal voire familial.
Un travail de soutien ou d’élaboration sur la violence, subie ou infligée, pourra alors s’initier à partir d’un questionnement sur les motivations latentes, les conflits mobilisés par la relation conjugale, les éléments fondateurs de l’histoire singulière du sujet …0
L’approche clinique vise à amener le sujet à créer de nouvelles modalités relationnelles à soi et aux autres dont la violence, subie ou infligée, sera mise à distance. D’un point de vue sociétal, elle contribue à prévenir les récidives.

Le travail spécifique de prise en charge auprès des auteurs de violences conjugales (Région PACA/FIPD/SPIP) par le biais d’un soutien psychologique adapté, concourt à :

  • appréhender la réalité de la violence conjugale dans sa globalité.
  • favoriser l’expression de la problématique de violence conjugale ou intrafamiliale pour pouvoir traiter la problématique et prévenir la récidive.
  • repérer les fragilités et les troubles de la personnalité chez l’homme violent pour réorienter vers les services spécialisés si nécessaire (addiction, troubles psychiatriques).
  • permettre l’écoute mutuelle au sein du groupe de parole pour qu’une prise de conscience puisse émerger sur les thématiques existentielles propres à toute vie de couple comme : les relations homme-femme, les schémas de domination, les problématiques de conflit, les difficultés à gérer les évènements du quotidien en commun, la notion de perte (peur de perdre l’autre), les difficultés à se différencier (femme/homme).

La prise en charge se décline par le biais :

  • d’un accueil spécifique à l’adresse des auteurs de violences conjugales, proposant une évaluation et des orientations ciblées vers le soin
  • d’un soutien psychologique individuel adapté à la problématique, à Arles en lien avec un réseau professionnel sur le territoire, Police, Gendarmerie, associations d’aide aux victimes, …………..
  • d’un groupe de parole hebdomadaire assuré par 2 binômes (psychologue clinicien et un médecin psychiatre référent) pour chaque groupe assurés à Arles.

L’approche thérapeutique est complétée par un travail interprofessionnel de mise en réseau de lutte contre les violences faites aux jeunes sur le territoire du nord des Bouches du Rhône, ACCM,…. En effet, à l’instar de l’efficacité de la prise en charge des victimes de violences conjugales liée en partie à une approche globale prenant en compte les dimensions matérielles (centre d’accueil d’urgence, aides financières, …), juridiques (le droit des victime, …), psychiatriques (plus de 50% des femmes victimes souffrent de dépression, syndrome post-traumatique, …) et psychologiques de la situation, la prise en charge des auteurs de violences conjugales nécessite, pour être efficiente, une coordination de compétences pluridisciplinaires et complémentaires (services judiciaires, policiers, sanitaires, sociaux, associatifs…).

La prise en charge des enfants et des adolescents victimes (CAF/REAPP),

au regard des troubles spécifiques lors d’une exposition aux violences conjugales et/ou intrafamiliales, vise à :

  • responsabiliser le (les parents) face à son (ses) acte(s) :
  • accompagner l’enfant comme le parent dans la résolution de sa problématique, tout en prévenant la récidive de violences intra familiales
  • soutenir le(s) parent(s) à reconstruire une posture permettant d’assurer sa(leur) fonction éducative

L’intervention de via voltaire à l’adresse des enfants conjugue soutien psychologique et écoute qualifiée. Elle se décline dans un premier temps par une phase d’accueil et d’évaluation, prenant en compte la situation parentale, conjugale, ses conséquences et son impact sur l’enfant.
Si le psychologue évalue qu’un soutien semble nécessaire au bien être de l’enfant, il peut avec l’adhésion du ou des parent(s) proposer la participation à un atelier psychothérapeutique au sein d’Alliance Pays d’Arles. Il s’agit d’un espace collectif de parole ou individuel et d’expression (dessin et écriture) spécifiquement adapté aux enfants et co-animé par un psychologue. Deux types d’ateliers fonctionnent pour les enfants en fonction de leur âge : l’atelier ‘papier-crayon’ pour les 4-8 ans et l’atelier d’écriture pour les 9-11 ans.

Stage de responsabilisation d’auteurs de violences faites aux femmes

Préambule

Le contentieux des Violences faites aux femmes est un contentieux prioritaire depuis 2009 dans le cadre d’alternatives aux poursuites, ce type de violence est pour les pouvoirs publics, un véritable enjeu de société. Alliance Pays d’Arles est chargé d’accompagner les auteurs et les enfants, et prend en compte les impératifs de répression et de prévention pour lutter contre ce phénomène.

Notre action sur l’ensemble du ressort du TGI de Tarascon couvre les communes du nord des Bouches du Rhône, prend en compte les auteurs qui nous sont orientés par le TGI.

Cependant, il est indispensable et même indissociable que la prise en charge doive prendre en compte le système familial de la violence, c’est-à-dire traiter aussi bien l’auteur que la victime et ainsi le couple et la famille, cette globalité fait partie intégrante des mesures de prévention de la récidive.
De même, un programme de prévention nous a permis d’intervenir et de présenter notre action auprès du réseau local : MDS, Réseau parentalité, Police, CHU, Gendarmerie, Education Nationale, divers associations d’insertion…

Selon le groupe de travail mené par Alliance Pays d’Arles, celui ci repère trois profils d’auteurs :

  • Le premier profil est un sujet immature, dans la normalité, où la domination masculine est présente.
  • Le second profil concerne une grande part des auteurs de violence. Ce sont des sujets ego centrés présentant de multiples problématiques (difficultés à exprimer leurs émotions, difficulté d’autocritique, posture patriarcale ….).
  • Le troisième profil s’adresse aux auteurs présentant une dimension paranoïaque et mégalomaniaque. Ces personnalités sont aux prises avec des difficultés majeures pour vivre leur vie de façon autonome, tant la pression est présente dans le relationnel du quotidien. Dans ces cas de figure, la violence s’inscrit dans une conflictualité quotidienne.

« De façon générale, en dehors même des traumatismes, LA PERSONNALITÉ D’UN INDIVIDU EST INFLUENCÉE PAR SON ÉDUCATION ET SON ENVIRONNEMENT SOCIAL. C’est ainsi qu’actuellement, dans notre société occidentale,nous rencontrons peu de pathologies névrotiques et beaucoup plus de pathologies narcissiques … cela n’est pas sans influence sur les modalités des violences conjugales telles qu’elles se présentent actuellement. ». (Marie-France Hirigoyen, Docteure en médecine, spécialisée en psychiatrie – extrait de l’ouvrage « Femmes sous emprise, Les ressorts de la violence dans le couple »- édition Oh ! – 2005).

« TOUS LES HOMMES VIOLENTS ONT UNE TENDANCE À MINIMISER LEURS GESTES, À SE TROUVER DES CAUSES EXTERNES, NOTAMMENT EN TENANT LEUR CONJOINTE POUR RESPONSABLE… Or, contrairement à ce que l’homme prétend, ce n’est pas un comportement précis de sa compagne qui provoque son déchaînement, mais il se sert de ce prétexte pour justifier sa colère, ses insultes, ses gestes agressifs. Tous les récits des victimes décrivent des hommes qui deviennent irritables sans raison apparente … Les causes extérieures qu’ils invoquent sont très stéréotypées.».(Marie-France Hirigoyen, Docteure en médecine, spécialisée en psychiatrie – extrait de l’ouvrage « Femmes sous emprise, Les ressorts de la violence dans le couple »- édition Oh ! – 2005).> Ce peut être le stress (il est énervé en raison de soucis d’argent, au travail etc), une provocation de leur femme (elle a mis une jupe trop courte, est rentrée en retard, etc. …), et dans ce cas l’agression s’apparente à une correction … Une autre excuse enfin, fréquemment mise en avant par les hommes, mais également par les intervenants extérieurs, est l’alcool …
Or, ce n’est pas l’alcool qui provoque directement la violence, il permet seulement de libérer la tension interne jusque-là contenue, en créant un sentiment de toute puissance. « L’alcoolisation ne doit pas être synonyme de déresponsabilisation. Il faut d’ailleurs préciser que tous les alcooliques ne sont pas violents et que des alcooliques sevrés peuvent le rester…

De même, « TOUS LES HOMMES VIOLENTS N’ONT PAS SUBI DE TRAUMASTISME DANS L’ENFANCE ». Lorsque c’est le cas, il est important de reconnaître chez eux les séquelles et les marques qu’a pu laisser une enfance douloureuse, mais cela ne les transforme pas ipso facto en malades ou en monstres et ne les dégagent en rien de la responsabilité de leurs actes.

Paroles d’auteurs «C’est de sa faute », disait en substance chaque nouvel arrivant. Nous avions tous ce même réflexe de déculpabilisation.(…) « elle me provoque », « elle aime ça », « elle le cherche bien », « elle me pousse à bout pour que je craque ». (…)

Animation stages

Comportements violents TGI Marseille/TGI Tarascon

Le Parquet de Marseille a sollicité Alliance Pays d’Arles et sa directrice, Madame Ravoisier, afin de mettre en place un stage spécifique à destination des justiciables poursuivis pour des faits de violences légères, susceptibles de bénéficier d’une alternative aux poursuites en 2015.

Publics concernés et qualifications juridiques.

Publics majeurs, ayant commis des violences sur des personnes ou des dégradations, à l’exception des violences conjugales ou des faits qui relèveraient de poursuites. Il s’agit souvent de passages à l’acte pulsionnels, inscrits dans un comportement largement ancré dans un quotidien où les règles élémentaires du vivre ensemble ne sont pas intégrées. La violence devient alors un des éléments de la relation à l’autre, voire à l’espace public. Ces comportements peuvent être installés de longue date, où émerger à l’occasion d’une confrontation, d’une frustration (contrôle bus- train, contrôle d’identité, incident aux guichets de service public, différends routiers, voisinage …), d’un rapport de force.

Objectifs
« Amener les stagiaires à réfléchir à leur comportement en leur faisant prendre conscience de la gravité de leurs actes et des conséquences qui peuvent en découler pour eux, leur entourage et leurs victimes ».
Il s’agit de les amener à douter de la valeur de ce qu’ils considèrent comme un comportement viril et de les amener à adhérer à la nécessité d’une maîtrise minimale de leurs pulsions.
Pour cela les organisateurs du stage s’efforceront :
D’ouvrir un espace d’échange afin de donner davantage de sens à la mesure de justice.

Au moyen de son contenu et sa durée, ce stage n’a, bien entendu, aucune prétention thérapeutique. Il n’a d’autre ambition que de se saisir de l’opportunité de la rencontre avec la justice pour construire un temps de réflexion sur le comportement violent.

CCL
La plupart des situations de passage à l’acte violent fait apparaître des situations complexes qui ne se résument pas à un seul item. C’est une spirale qui débute souvent sur des a priori et qui se construit dans la non communication.
Les stagiaires affirment prendre conscience à la fin du stage de la gravité de leur acte, des conséquences individuelles, mais aussi très souvent de l’impact sur leur famille.

Ils expriment tous leur volonté d’un changement de comportement et surtout d’essayer de ne pas le transmettre à leurs enfants. Ils font tous allusion à « la culture méditerranéenne  » qui selon eux, « est basée sur «un rapport viril ».
Ils restent satisfaits de la mesure et de la possibilité de pouvoir donner leur parole et de réfléchir à leur comportement.

Stage « PARENTALITE » ou « responsabilité parentale »

Le Parquet de Tarascon, par l’intermédiaire de Madame la vice Procureur de la République, a sollicité Alliance PA afin de mettre en place un stage spécifique à destination des justiciables poursuivis pour défaut de Parentalité.

Le stage a pour objet de rappeler à l’intéressé les obligations juridiques, économiques, sociales et morales qu’implique l’éducation d’un enfant. Le stage repose sur un manquement à la responsabilité parentale. On peut y rencontrer aussi des parents plutôt responsables, mais en difficulté.

Publics concernés et qualifications juridiques.

Le stage de responsabilité parentale propose de prévenir la délinquance d’un mineur en agissant sur ses parents. Cette mesure alternative aux poursuites concerne en effet les parents de mineurs en risque de délinquance, pour lesquels une procédure pénale a été initiée suite à un comportement estimé défaillant.

Ils peuvent également faire partie des peines complémentaires prononcées par le tribunal.

La journée de réflexion est appréhendée sur le principe de la recherche-action en dynamique groupale. C’est avant tout un espace de parole et une prise de conscience, un partage des expériences et rappeler à l’intéressé les obligations juridiques, économiques, sociales et morales qu’implique l’éducation d’un enfant.

« Responsabiliser les parents sur leur mission d’éducation et leur apporter un soutien éducatif sur un temps limité ».

  • ouvrir un espace d’échange afin de donner davantage de sens à la mesure de justice.
  • sortie du déni et aller vers une responsabilisation.
  • amorcer une réflexion (le langage intérieur) conduisant à un changement du comportement.
  • tenter de prévenir la récidive.

Au moyen de son contenu et sa durée, ce stage n’a bien entendu,  aucune prétention thérapeutique. Il n’a d’autre ambition que de se saisir de l’opportunité de la rencontre avec la justice pour construire un temps de réflexion sur le comportement parental.

REPI : RENCONTRE ENFANTS PARENTS INCARCÉRÉS

Centre de détention de Tarascon

Voir aussi dans la page : Action REPI Rencontre Parents Enfants Incarcérés

Présentation

Malgré les parloirs famille créés pour permettre les visites familiales ou conjugales, certains parents incarcérés rencontrent des difficultés à voir leur(s) enfant(s). Dans la cohérence de son projet associatif qui est de maintenir les rencontrent enfants parents, Alliance Pays d’arles décide d’ouvrir en 2016 le service REPI en s’engageant dans un partenariat avec les SPIP (Service de Probation et d’Insertion Pénitentiaire) de Marseille et Tarascon.

Alliance Pays d’Arles, indépendant de l’organisation judiciaire, peut offrir aux personnes détenues et à leur famille :

  • Une position d’écoute dégagée de tout jugement favorisant plus aisément l’expression des problématiques familiales existantes ou émergentes du fait de l’incarcération
  • Une possibilité de s’interroger sur leur place respective au sein de la famille.

Ses objectifs

  • Établir ou rétablir les relations parent-enfant selon des modalités proches de celles appliquées en espace rencontre en s’adaptant aux contraintes particulières du milieu carcéral.
  • Soutenir les détenus dans leur position de parent
  • Permettre d’identifier et atténuer les effets de l’incarcération sur les liens familiaux
  • Assurer la gestion opérationnelle de la visite enfant/père détenu en milieu carcéral, le principe étant que c’est au parent hébergeant qu’il appartient d’amener l’enfant jusque devant l’entrée du lieu de détention ou de déléguer cet accompagnement à un tiers.

Un partenariat

Les actions menées par ce service reposent sur le partenariat SPIP de Tarascon et la direction du Centre de Détention.

Ce travail nous semble primordial sur les liens familiaux et de responsabilité parentale.
Cet accompagnement servira à établir ou rétablir les relations parent/enfant selon des modalités proches de celles appliquées en espace rencontre en s’adaptant aux contraintes particulières du milieu carcéral, de soutenir les détenus dans leur position de parent, permettra d’identifier et d’atténuer les effets de l’incarcération sur les liens familiaux et d’assurer la gestion opérationnelle de la visite.

Son but est d’offrir aux personnes détenues et à leur famille et enfant, une position d’écoute dégagée de tout jugement favorisant l’expression des problématiques familiales existantes ou émergentes du fait de l’incarcération. Elle propose également une possibilité de s’interroger sur la place respective du parent incarcéré au sein de la famille. Nous travaillons ici aussi sur la prévention de la récidive.

Parentalité

Clinique du lien familial

En s’engageant dans un travail clinique du lien familial, Alliance Pays d’Arles prend en compte la dimension de séparation symbolique nécessaire à l’enfant pour qu’il développe un bien-être et une autonomie psychique.

En s’engageant dans un travail clinique du lien familial, Alliance Pays d’Arles prend en compte la dimension de séparation symbolique nécessaire à l’enfant pour qu’il développe un bien-être et une autonomie psychique.

En proposant une écoute spécifique à l’enfant, à sa famille d’origine (ou d’accueil), il s’agit de tendre à identifier et à différencier la souffrance du (ou des) parent(s) de celle de (ou des) enfant(s), afin de créer des espaces repérant visant à renforcer le lien parent/enfant et à consolider la posture parentale.
Le travail de soutien à la parentalité engagé par Alliance pa s’organise autour de deux grands axes

– le soutien global à la parentalité répondant aux besoins des familles, principalement monoparentales, en situation de difficultés et/ou souffrance dans l’exercice de leur fonction parentale, en accompagnant les problématiques d’ordres psychologique et/ou professionnelle qui peuvent en découler.
Dans ce cadre, un travail spécifique de soutien est proposé aux familles du territoire, principalement de culture maghrébine et gitane, qui éprouvent des difficultés dans l’exercice de leur parentalité en relation avec l’éducation, la scolarisation, la santé de leur(s) enfant(s) et l’insertion socio-professionnelle des adolescents.

Par ailleurs, dans le cadre de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE)  -, une équipe de psychologues intervient, en étroit partenariat avec les services du Conseil Départemental, dans la mise en œuvre des missions de prévention et de protection de l’enfance, d’accompagnement des enfants confiés et de leurs parents et celles liées au placement et à l’accueil familial.

Deux modalités d’interventions sont envisagées :

  • La première concerne les territoires des agences départementales de la solidarité, où l’accompagnement par les psychologues se développe autour de trois axes intrinsèquement liés : l’enfant, la famille, et les professionnels (dont les assistants familiaux).

L’essentiel des interventions est fondé sur la participation du psychologue à l’élaboration du projet pour l’enfant et sa famille.

Certains cas nécessitent une intervention directe (rencontres d’enfants, de familles ou d’assistants familiaux), le psychologue accompagne et étaye les réflexions et les actions engagées à l’adresse de l’enfant mais aussi envers la famille et contribue ainsi à la compréhension des enjeux de chaque situation. Ses interventions se déroulent dans le cadre d’entretiens individuels réguliers pouvant concerner l’enfant seul ou l’enfant et ses parents.

Le psychologue participe par ailleurs au suivi des situations des enfants confiés, en lien avec les travailleurs sociaux référents. Il apporte un éclairage sur la dimension psychologique et clinique aux équipes d’encadrement des agences et aux chefs de service protection qui ont besoin de croiser, de concerter, voire d’étayer leurs prises de décision et de transmettre des propositions argumentées aux magistrats. Le psychologue clinicien peut aussi jouer également un rôle d’intermédiaire avec les établissements spécialisés et les professionnels du soin.

  • l’accompagnement professionnel, qui propose un espace d’élaboration des enjeux psychiques individuels à l’œuvre au travail.